Le Maire est très gêné par la confiscation de son droit de préemption depuis plus de 18 mois.
Le Maire cachotier s’était bien gardé d’avouer cette défaite majeure à son conseil municipal, qui a
découvert l’information au détour d’un échange badin en fin de conseil. Mais Arnaud de
BOURROUSSE avait également caché l’information à sa propre majorité, qui est tombée de la chaise
en apprenant la mauvaise nouvelle.
Car c’est bien d’une très mauvaise nouvelle qu’il s’agit, qui implique l’engagement d’une réflexion courageuse et d’une vision d’avenir pour récupérer au plus vite ce droit fondamental.
Si nous ne voulons pas devenir le déversoir des difficultés que les autres communes de
l’agglomération ne manqueront pas de nous attribuer pour solder les comptes après tant d’années de morgue et de suffisance qui ont entouré les engagements jamais tenus.
Loin de se projeter vers l’avenir, le Maire se contente de nous expliquer qu’il y a cinq autres communes qui ont
connu le même sort que Carrières-sur-Seine…
- Rappelons lui d’abord que le sort des autres communes nous importe peu …
- Et que surtout, les autres communes dont le Préfet a confisqué le droit de préemption se situent à
des taux de logements social très faibles (15%) par rapport aux efforts déjà fournis par notre ville
(22%). - Perdre ce droit fondamental pour 180 logements à construire, c’est quand même le signe d’une
gestion désinvolte ou tragiquement maladroite des intérêts de la ville.
C’est oublier que les partenaires de l’agglomération de la boucle de Seine qui ont mobilisé près de 9
millions d’euros depuis bien longtemps pour acheter du foncier sur notre territoire ont le sentiment
d’avoir été roulés dans la farine par les blocages à répétition d’un Maire qui n’a respecté aucun engagement. - Maintenant que la voie est libre pour les bâtisseurs qui lorgnent sur nos terres, je vous laisse
imaginer à quelle sauce Carrières-sur-Seine va être mangée (si nous ne faisons rien) par ceux-là
mêmes qui ont été maltraités pendant 3 mandats…
NOS PROPOSITIONS :
- Changer d’attitude vis-à-vis des partenaires incontournables (Etat, agglomération) pour redevenir
crédibles. - Négocier un projet responsable, dans les strictes limites des obligations légales en matière de
logement social. - Revenir à la table des décideurs, avec le droit de préemption en poche.
