Logements sociaux: Chronique d’un gâchis à 𝗖𝗮𝗿𝗿𝗶𝗲̀𝗿𝗲𝘀-𝗦𝘂𝗿-𝗦𝗲𝗶𝗻𝗲

Le constat est sans appel et les chiffres parlent d’eux-mêmes. En matière d’urbanisme, la politique de l’autruche ne protège pas notre cadre de vie : elle l’expose aux décisions unilatérales de l’État.

Ces espaces qui font le charme de Carrières-sur-Seine sont aujourd’hui menacés par une densification subie.

2023 : Une équation qui était pourtant simple

Remontons le temps. En 2023, il manquait officiellement 3% de logements sociaux à Carrières-sur-Seine pour respecter la loi, ce qui représentait un déficit de 195 habitations.

À cette époque, une stratégie pragmatique et maîtrisée était possible :

  • Construire environ 70 logements par an pendant trois ans ;
  • Répartir ces constructions de manière harmonieuse pour éviter les « barres » ;
  • Garder la main sur l’architecture et la densité.

En agissant ainsi, nous serions restés maîtres de notre sol et hors de portée des sanctions préfectorales.

2025 : La lourde facture du blocage

La municipalité actuelle a fait un autre choix : celui du blocage systématique et du bras de fer. Le résultat en 2025 est malheureusement celui que nous redoutions. Face à l’inaction perçue, l’État a repris la main.

Nous ne parlons plus de 195 logements maîtrisés, mais d’un projet annoncé de près de 500 logements. Une urbanisation massive, décidée sans concertation réelle avec les habitants, et qui risque de défigurer durablement nos quartiers.

Notre vision : Anticiper pour ne pas subir

La question n’est pas d’être dogmatiquement pour ou contre le logement social. Il en faut pour nos jeunes, nos seniors et les familles monoparentales. La vraie question est de savoir comment, où et dans quelles proportions nous construisons.

Avec Carrières en Mieux, nous défendons une écologie pragmatique et une urbanisme à taille humaine :

  • Négocier en amont avec l’État pour prouver notre bonne foi ;
  • Imposer nos règles architecturales aux promoteurs ;
  • Préserver nos espaces verts en évitant la sur-densification brutale.

Refusons de laisser d’autres décider du visage de notre ville à notre place.

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